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Culture

Dimanche 30 mars 2008
Comme pour faire écho à l’ouverture du Sidaction, le festival Cinémarges 2008 a débuté jeudi sa programmation de films et de rencontres axés sur les « questions de sexe, de genres et d’identités ».

Portant fièrement et courageusement les couleurs de la non-conformité, le festival propose cette année encore des fictions venues d’horizons divers (Italie, Argentine, USA, Extrême- Orient…), mais aussi des films regroupés selon deux thématiques : tout d’abord les années 70, avec perles porno-kitch millésimées (Triple X Selects, Le Q selon L…) et hommages rendus aux artistes David Hockney (A Bigger Splash) et José Ocaña (par le collectif Video-Nou) ; puis le phénomène de la Black Resistance qui retrace l’activisme des mouvements blacks américains gays et féministes avec, en particulier, Paris is burning, documentaire mythique sur les ballrooms « drag » et « trans » new-yorkais et A Place of Rage, témoignage sur les combats des femmes noires américaines.

À ne pas manquer également, au nouveau bar L’Annexe (9, cours de la Martinique) la soirée « Gender is burning », avec concerts et projections de courts-métrages underground.

 Il faut saluer ici le travail de l’équipe de Cinémarges qui, malgré une aide plus que légère de la Région et du Département et grâce au soutien d’une poignée d’annonceurs, continue de nous faire découvrir l’univers créatif des expériences minoritaires qui s’affirment comme une « force de révélation du monde de soi et des autres ».

 

TOUT LE PROGRAMME DE CINEMARGES

Sur : www.cinemarges.org

Par Bordeaux Avance
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Dimanche 27 janvier 2008

MAI 68 AU JOUR LE JOUR
Du 26 janvier au 2 mars 2008
Base sous-marine de Bordeaux
 
Dans le cadre du cycle Photographes pour l’Histoire, la Base sous-marine présente une exposition consacrée à Mai 68.
Suivant un parcours chronologique, l’atmosphère des « événements » est ainsi restituée à travers le regard des photographes Bruno Barbey, Gilles Caron, Jean Dieuzaide et de certains reporters de Sud Ouest.
Une sélection de « unes » de journaux, de slogans, d’affiches, de dessins de presse met parallèlement en valeur les moments-clés de cette période de crise qui aura – n’en déplaise à certains – profondément marqué la société française.
L’exposition s’ouvre ainsi sur la reprise de l’article de Pierre Vianson-Ponté « Quand la France s’ennuie », paru dans Le Monde du 15 mars 1968. Impossible de ne pas établir un parallèle avec l’époque actuelle lorsqu’on lit des phrases comme : « Quant aux jeunes ouvriers, ils cherchent du travail et n’en trouvent pas. Les empoignades, les homélies et les apostrophes des hommes politiques de tout bord paraissent à tous ces jeunes, au mieux plutôt comiques, au pis tout à fait inutiles, presque toujours incompréhensibles. Heureusement, la télévision est là pour détourner l’attention vers les vrais problèmes : l’état du compte en banque de Killy, l’encombrement des autoroutes, le tiercé, qui continue d’avoir le dimanche soir priorité sur toutes les antennes de France. » Ou encore : « Seuls quelques centaines de milliers de Français ne s’ennuient pas : chômeurs, jeunes sans emploi, petits paysans écrasés par le progrès, victimes de la nécessaire concentration et de la concurrence de plus en plus rude, vieillards plus ou moins abandonnés de tous. Ceux-là sont si absorbés par leurs soucis qu’ils n’ont pas le temps de s’ennuyer, ni d’ailleurs le cœur à manifester et à s’agiter. Et ils ennuient tout le monde. La télévision, qui est faite pour distraire, ne parle pas assez d’eux. Aussi le calme règne-t-il. »
Les prémices de la révolte apparaissent à la faculté de Nanterre, puis se déplacent vers la Sorbonne, sous l’impulsion de « l’anarchiste allemand Cohn-Bendit » (pour reprendre les termes d’un certain Georges Marchais). Premiers heurts avec les forces de l’ordre, premiers jets de pavés saisis par l’objectif de Gilles Caron qui, photographiant un étudiant en pleine action, dans une sorte d’état d’apesanteur, offre au mouvement l’une de ses plus belles icônes.
De la joyeuse pagaille qui règne dans les amphis occupés naît une frénésie d’expression qui ne tardera pas à se propager sur les murs de la ville grâce aux sérigraphies produites par « l’Atelier populaire » des Beaux-Arts de Paris. Une salle entière de la base sous-marine fait ainsi découvrir une trentaine de ces affiches mythiques.
La contestation universitaire – que certains observateurs à l’étrangers et en particulier dans les pays de l’Est qualifieront de « révolution bourgeoise » – se transforme bientôt en un mouvement social gigantesque qui s’étend à tout le pays : ouvriers, cheminots, agriculteurs, fonctionnaires, intellectuels et même (cela s’est vu !)… séminaristes investissent la rue dans un grand mouvement de concertation qui ne s’était pas vu depuis le Front populaire. Et, progressivement, de mobilisations en grèves générales, la France se retrouve à la fin du mois complètement paralysée. Le gouvernement de Pompidou vacille et, le 29 mai, de Gaulle, exaspéré par le chaos provoqué par « la chienlit » gauchiste, disparaît.
S’opère alors le grand revirement contre-révolutionnaire qui, lors du défilé de soutien au Général (conduit entre autres par Malraux et M. Debré) sur les Champs-Élysées, va faire basculer l’opinion. De Gaulle, revenu de ses émotions et, par conséquent, aux affaires, provoque des élections législatives anticipées. On connaît la suite : le scrutin, largement majoritaire pour les gaullistes, sonne le glas du mouvement de Mai 68. « L’ordre règne », « Retour à la normale », « La lutte continue », lit-on sur les affiches qui persisteront pendant des semaines à grimper sur les murs.
 
40 ans après, que reste-t-il de Mai 68 ? Les visiteurs de la Base sous-marine pourront à loisir en débattre, échanger souvenirs et points de vue dans la salle Café de Bordeaux où sont présentées 80 photos d’archive et des articles parus à l’époque dans le journal Sud Ouest.
 
A noter :
Un cycle de rencontres, conférences et spectacles programmé par Cap Science se poursuivra jusqu’au 30 mai 2008 (nous vous en reparlerons).

Docteur Schultz pour Bordeaux Avance
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Par Bordeaux Avance
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Mardi 18 décembre 2007

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« Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir »

Aimé Césaire







Le 14 décembre au cinéma Utopia s’est déroulé le lancement de la Souscription pour l’Ecole des Mémoires et le Mémorial de la Traite des Noirs, en présence de Roni Braumann - ancien président de Médecins sans Frontières - parrain de la Fondation du Mémorial, de Michèle Delaunay, députée de la Gironde et de responsables d’associations soutenant le projet.
 
Le président de la Fondation, Karfa Diallo, à l’issue de la projection du film « Chantier de mémoires » d’Albert Pigot, a rappelé l’impérieuse nécessité, pour Bordeaux - choisie comme ville d’accueil du Mémorial – et au-delà pour l’ensemble de nos concitoyens, d’équilibrer et de partager les mémoires issues de la traite négrière. L’éveil de la conscience collective permettra de réparer l’oubli qui frappe encore ce crime immense et de comprendre les influences qu’il continue d’exercer sur les cultures occidentales, africaines, américaines et caribéennes.
 
Ce projet de Mémorial, parrainé par l’UNESCO, a d’ores et déjà reçu le soutien du conseil régional d’Aquitaine et sollicite désormais le mécénat des organismes publics nationaux et internationaux, des entreprises et des citoyens à travers une large souscription publique.
 
L’Ecole des Mémoires permettra d’élaborer et de diffuser des supports et outils pédagogiques ainsi que d’animer des ateliers de sensibilisation et de partage des mémoires, à l’attention de l’Éducation nationale, de l’Éducation populaire, des centres d’animation, des associations de quartier, etc.
 
« L’humanisme du XXIème siècle qui ne peut être que « rendez-vous du donner et du recevoir », passe par l’invention de nouvelles formes d’apprentissage et d’éducation de l’histoire de l’humanité. Il s’agit de participer à la formation de la conscience des jeunes du monde, et particulièrement de ceux que l’histoire a mis brutalement en contact: les africains, les afro-américains et les européens. Cette politique de la reconnaissance est un des enjeux de l’approfondissement de la démocratie européenne. Car le déni de reconnaissance ne met pas seulement en évidence le manque d’un respect qui est dû mais peut infliger une blessure grave chargée d’une haine de soi mutilante. » K. Diallo
 
pour en savoir plus :
 
Christiane pour Bordeaux Avance
 
 
 
Par Bordeaux Avance
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Jeudi 13 septembre 2007

DEBUT DU RAMADAN
 
A compter d’aujourd’hui et durant un mois, plus d’un milliard de musulmans à travers le monde observeront le jeûne du ramadan qui marque également le début de la révélation du Coran au prophète Mahomet.
Outre le jeûne, ce mois constitue une période de piété et de solidarité avec les plus démunis. gateau-ramadm-copie-1.jpg
Sur le plan social, le ramadan donne lieu à des soirées festives où se retrouvent familles et amis pour partager ensemble plats et sucreries traditionnels.
 
 
 


ROCH HASHANA, NOUVEL AN JUIF carpe-juive-copie-1.jpg
 
Rosh Hashana, littéralement « tête d’année », célèbre pendant 2 jours l’anniversaire de la création du monde et conduit aux 10 jours de pénitence qui précèdent la fête de Yom Kippour (Grand Pardon).
C’est une fête plus solennelle que joyeuse, particularité au regard des autres fêtes, car on se réjouit tout en demeurant dans l’anxiété de la sentence.
 
Cette année encore, le nouvel an juif coïncide avec le début du Ramadan. Tout un symbole…
 
 
 
 
 
 
Par Bordeaux Avance
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Vendredi 7 septembre 2007
EXPOSITION BASE SOUS-MARINE – jusqu’au 30 septembre 2007 -
Une histoire des juifs de France

 
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Cette exposition, qui s’inscrit dans le cadre des 9è journées européennes de la culture juive, retrace la richesse culturelle apportée par 2000 ans de présence juive en France.
Les événements – souvent mouvementés et tragiques - y sont relatés dans leur contexte social, économique et religieux et une partie de l’exposition est consacrée aux juifs de Bordeaux.
 
L’inauguration, qui se déroulait hier soir en présence du maire de Bordeaux, du président du Consistoire régional et du Grand Rabbin de Bordeaux dans le cadre grandiose de la base sous-marine, a ressemblé un très large public et s’est terminée sur des chants séfarades et des psaumes interprétés par l’Ensemble Vocal d’Aquitaine.
 
L’équipe de Bordeaux Avance
 
Par Bordeaux Avance
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