National

Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /2008 15:50

Convention nationale de ratification de la nouvelle déclaration de principes et des nouveaux statuts

 

 

J’ai eu la chance de faire partie de la délégation girondine pour ce grand rassemblement des socialistes qui avait lieu à la Villette à Paris.

 

Les travaux proposés lors de ce grand rassemblement étaient le fruit des débats auxquels nous avons tous participé dans nos sections et fédérations : plusieurs amendements proposés par la fédération de la Gironde ont été adoptés dans la déclaration finale.

 

Toutes les « éléphantes » et « éléphants » du Parti étaient présents et, même si certains « lionceaux » n’avaient pas fait le déplacement, on a pu observer un grand consensus sur ce texte qui doit être notre véritable carte d’identité et qui définit ce qu’est être socialiste au xxie siècle.

 

Les principaux amendements adoptés lors de cette grande convention furent notamment l’ajout dans notre préambule d’un alinéa revendiquant le souvenir de 1848 avec l’abolition de l’esclavage et la lutte contre les esclavages modernes, le fait que le Parti socialiste fait sienne la déclaration des Droits de l’Hommes de 1948. (Dans son premier article, le PS réaffirme qu’être socialiste « c’est vouloir changer la société »).

Les autres amendements portent davantage sur la forme que sur le fond, à l’exception de l’article traitant du féminisme et de la lutte contre les discriminations qui a été divisé en deux articles distincts. Même chose pour la culture et l’éducation qui sont désormais développés en deux articles spécifiques.

 

Lors de cette convention, j’ai été particulièrement attentif au comportement de nos dirigeants en cette période de pré-congrès : entre Ségolène Royal – s’installant parmi les militants et non au premier rang, fuyant légèrement les caméras –, Bertrand Delanoé ou Martine Aubry, tout sourire au premier rang devant les journalistes, Jean-Luc Mélenchon ou Henri Emmanuelli essayant de se faire reconnaître par les journalistes, la danse était assez convenue par moments… Les vraies questions ? Effacées par le jeu de l’image ! 

À noter de grands absents : Arnaud Montebourg, Jean-Marie Cambadelis ou Emmanuel Valls. Et parmi les intervenants à la tribune, tous très consensuels, il n’y en avait pas un pour briguer le mandat de Premier secrétaire, seuls les « seconds couteaux » se sont engagés.


On peut souligner tout de même que derrière cette belle image d’unité, Gaétan Gorce a demandé un vote contre la Déclaration de principe (plus pour la forme que pour le fond), puisqu’il regrettait qu’il n’y ait pas eu suffisamment de débat sur la question, et Jean- Luc Mélenchon qui trouvait trop léger l’article sur la question européenne s’est abstenu…

 

La question européenne, parlons-en. Après le vote irlandais, elle fut l’invitée surprise des débats… Poul Nyrup Rasmussen, président du Parti socialiste européen, et Angelika Schwall-Düren, numéro 2 du PSD allemand, nous ont d’ailleurs félicités pour nos travaux et réaffirmé leur volonté de construire une Europe plus sociale et moins capitaliste. Tous les intervenants ont par ailleurs exprimé leur déception vis-à-vis de ce vote et demandé qu’il soit pris en considération.

Seul Jean-Luc Mélenchon s’est réjoui du rejet irlandais…

 

Lionel en léger différé de la Convention nationale du Parti socialiste


 

Le discours de François Hollande : http://discours.parti-socialiste.fr/2008/06/16/discours-de-f-hollande-a-la-convention-nationale-du-14-juin-2008/

La Nouvelle déclaration de principe : http://actus.parti-socialiste.fr/2008/06/14/declaration-de-principes/
Les nouveaux statuts :
http://actus.parti-socialiste.fr/2008/06/14/le-%c2%ab-vivre-ensemble-%c2%bb/
Par Bordeaux Avance - Publié dans : National
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Jeudi 27 décembre 2007 4 27 /12 /2007 10:29




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J’ai donc voulu parfaire ma culture socialiste et en flânant dans les magasins, je me suis une fois de plus arrêtée à la Machine à Lire, où de nombreux trésors dorment sur les présentoirs de ce lieu magique… Mon œil fut attiré par « l’anthologie sonore du socialisme ». Après avoir écouté l’Internationale, (forcément), une voix m’a captivée, celle de Léon Blum (le fameux). Son intervention commence par « De quoi est né le socialisme », je ne résiste pas au plaisir de vous laisser découvrir la suite…

 
« De la révolte de tous ces sentiments blessés par la vie, méconnus par la société. Le socialisme est né de la conscience de l'égalité humaine, alors que la société où nous vivons est toute entière fondée sur le privilège. Il est né de la compassion et de la colère que suscitent en tout cœur honnête ces spectacles intolérables : la misère, le chômage, le froid, la faim, alors que la terre, comme l'a dit un poète, produit assez de pain pour nourrir tous les enfants des hommes, alors que la subsistance et le bien-être de chaque créature vivante devraient être assurés par son travail, alors que la vie de chaque homme devrait être garantie par tous les autres. Il est né du contraste, à la fois scandaleux et désolant, entre le faste des uns et le dénuement des autres, entre le labeur accablant et la paresse insolente. Il n'est pas, comme on l'a dit tant de fois, le produit de l'envie, qui est le plus bas des mobiles humains, mais de la justice et de la pitié, qui sont les plus nobles.
Je n'entends pas soutenir, vous le comprenez bien, que tous les sentiments généreux et désintéressés de l'âme humaine ne se sont manifestés dans le monde qu'avec les doctrines socialistes. Ils sont plus anciens, s'ils ne sont pas éternels. L'instinct de justice, de solidarité, de moralité humaine qui trouve aujourd'hui son expression dans le socialisme a, tout le long de l'histoire, revêtu d'autres formes et porté d'autres noms. C'est cet instinct qui a fait la force des religions modernes, puisque toutes, à leur naissance, dans leur première phase de prosélytisme populaire, se sont tour à tour adressées à lui. Un encyclopédiste du XVIIIe siècle, un jacobin de la Convention, un démocrate de 1830 étaient probablement mus par les mêmes sentiments qui font aujourd'hui le ressort et la force vive de notre action. Mais - là est le point essentiel - la foi socialiste est la seule forme de cet instinct universel qui réponde exactement aux conditions actuelles de la vie sociale, de la vie économique. Toutes les autres ont été dépassées par le cours des temps. Toutes les autres sont discordantes et retardataires. Que ceux qui s'y obstinaient de bonne foi le comprennent et viennent à nous.
Le socialisme est donc une morale et presque une religion, autant qu'une doctrine. Il est, je le répète, l'application exacte à l'état présent de la société de ces sentiments généraux et universels sur lesquels les morales et les religions se sont successivement fondées. Sa doctrine est économique plutôt que politique. Pourquoi ? Parce que l'analyse de l'histoire - analyse que chacun de nous peut vérifier et confirmer par son expérience quotidienne - établit précisément que les faits économiques, c'est-à-dire les formes de la propriété, les phénomènes de production, d'échange et de distribution de denrées, dominent de plus en plus l'évolution des sociétés modernes, gouvernent de plus en plus leurs institutions et leurs rapports politiques. Sa doctrine a pour principe initial ce qu'on appelle la lutte des classes. Pourquoi ? Parce qu'en effet, le caractère essentiel des sociétés modernes, considérées du point de vue économique, est la division progressive en deux classes des individus qui les composent : d'une part, les possédants, ceux qui détiennent le capital et les moyens de production créés par la nature ou par le labeur accumulé des siècles ; d'autre part, les prolétaires, ceux dont la propriété consiste uniquement dans leur force personnelle de travail, dans leur vie et dans leurs bras. Concentration progressive des capitaux et des instruments de travail entre les mains des possédants, accroissement progressif du nombre des prolétaires, tel est le trait dominant de l'évolution économique depuis un siècle et demi, c'est-à-dire depuis que la science a multiplié l'emprise des hommes sur les richesses et les puissances naturelles. Obligation impérieuse pour le prolétaire de travailler au service et au profit du capital, de devenir le salarié d'un patron, telle est la conséquence inéluctable de cette évolution. »
 
(Il n’est pas interdit de mettre ce texte entre les mains d’enfants…de 7 à 77 ans ils le comprendront…)
 
Tellement d’actualité tout cela !
Et la voilà qui nous rattrape, l’actualité avec l’interview de Yannick Noah, élu « français préféré des français ». Quel contraste, ces mêmes français, qui ont voté majoritairement pour Nicolas Sarkozy.
 
Je ne résiste pas à vous livrer quelques extraits de cette interview parue dans le JDD. J’avoue qu’elle m’a un peu réconfortée. Enfin une personnalité qui ose dire tout haut ce que beaucoup ont peur de dire tout bas. Il ne s’agit pas d’être pour ou contre quelqu’un, il s’agit simplement d’ouvrir les yeux et commencer par ne plus prendre pour argent comptant tout ce qui nous est distillé par des journaux malheureusement tellement fades, qui ont eux aussi perdu leurs valeurs premières : informer, ouvrir l’esprit et permettre à tous de se faire une opinion.
 
Extraits choisis (bien entendu !) :
 
« Vous étiez très engagé aux côtés de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle. C'était un choix sincère ou d'abord anti-Sarkozy ?
Les deux. J'étais à la fois anti-Sarkozy et convaincu que Ségolène était le bon choix. Je le suis toujours, d'ailleurs. J'aime l'idée de partage, de s'occuper des plus démunis. Je me fous complètement des gens qui sont bourrés d'oseille, même si je le suis moi aussi. Mon plaisir, c'est de faire la différence pour quelqu'un d'autre, pas de ramasser autant que je peux pour empiler. "Grattez, prenez l'oseille !", jamais je n'ai parlé comme ça à mes enfants. Tu peux gagner très bien ta vie, mais par contre, partage! Etre de gauche, c'est ça, et je l'ai ressenti chez Ségolène et son équipe.

Comment jugez-vous l'action de Nicolas Sarkozy depuis six mois ?
Je n'ai pas encore rencontré quelqu'un qui m'a dit ce qu'il avait vraiment fait. Qu'est-ce qu'il y a eu à part un brouhaha et de la godille? Quels problèmes ont été réglés? Je ne veux même pas parler du côté diversion avec la mise en scène de sa vie privée, et tous les médias qui suivent. C'est le roi avec sa cour, et les courtisans se mettent à genoux. Mon grand-père m'a toujours dit: "Jamais tu ne t'abaisses, jamais tu ne manges dans la main de quelqu'un." Je préfère être à ma place qu'à celle de Doc Gynéco, non ?

Y a-t-il des choses qui vous ont choqué, par exemple...
(il coupe) Mais tout me choque ! L'attitude, le ton, l'arrogance me choquent. Le déballage de richesse, le cynisme me choquent. La désinformation me choque. Tout me choque, tout. Après, on peut analyser, les tests ADN, Khadafi... Et l'autre (Rama Yade) qui arrive trois jours après en disant que c'est un scandale. Mais tu fais quoi? Tu restes au gouvernement ou tu démissionnes parce que justement, c'est un scandale? Ben non, elle fait une première page du magazine de propagande et elle continue. Je ne suis même pas choqué, je suis juste dégoûté.
 
 
Je ne m’aventure pas trop loin, Yannick Noah n’est pas le Léon Blum du XXIème siècle, mais il a une véritable liberté de parole, un vrai sentiment de partage, un esprit socialiste.
 
Alors si, des hommes comme lui, peuvent à leur façon faire évoluer les mentalités et permettre à tous de réfléchir, de ne plus prendre de décision qu’au regard de ce qu’ils ont vu la veille à la télévision, alors nous avons encore des espoirs…. Les élections municipales vont certainement nous permettre une fois encore d’essayer de proposer une alternative à ce fatalisme ambiant. Il y a toujours quelque chose à faire pour faire avancer nos idées.
 
Valérie pour Bordeaux Avance
Par Bordeaux Avance - Publié dans : National
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Lundi 10 décembre 2007 1 10 /12 /2007 17:16
 
Ce matin, après un week-end de réflexion intense favorisée par la médiocrité de la météo, j’écoute sur les ondes le ministre des Affaires Etrangères, le fameux french doctor…
Ces réflexions dominicales - notamment sur l’attitude de Nicolas Sarkozy face aux nombreux dictateurs de la planète - m’avaient naïvement amenée à espérer des déclarations tonitruantes de Bernard Kouchner, emporté par sa fougue et le ras le bol…
 
Retour rapide en arrière : Nicolas Sarkozy, seul dirigeant européen à féliciter Poutine pour sa victoire qui pourtant ne le concerne pas, s’agissant d’élections législatives et non présidentielles. Mais bon, quant il s’agit de faire de la pub pour un copain, nous n’allons pas chipoter !
Il y avait hier au soir sur France 5, une émission édifiante sur l’état de la « démocratie russe » : Assassinats de journalistes et/ou tabassages policiers, emprisonnement des opposants, modification de la loi limitant les partis d’opposition au seul « respectable » parti communiste ! Mise en avant du nationalisme russe, avec au passage un peu de racisme ( cela ne fait pas de mal !) Campagnes désertifiées peuplées d’anciens, vivant comme au début du XXème siècle, espérance de vie de 58 ans pour les hommes, bref, une grande nation portée par son peuple qui - on peut le comprendre - ne veut dépendre de personne et surtout pas des américains (tiens, tiens, petit retour du partage du monde). Suivait un entretien avec le petit-fils de Tolstoï qui faisait froid dans le dos…
 
Et aujourd’hui…Accueil en grande pompe de Khadafi, le « démocrate junior »*. Inutile d’en dire plus sur le personnage hormis sa déclaration d’il y a quelques jours devant un parterre de 400 professeurs et étudiants :  « Les superpuissances ont violé la légitimité internationale, le droit international et les Nations unies et ont exécuté medium-Sarko-Khadafi-3-copie-1.jpg leurs décisions en dehors de ce cadre donc il est normal que les faibles aient recours au terrorisme »
Espérons qu’il se considère désormais moins faible et qu’il n’ait plus jamais recours ni à la torture (les infirmières bulgares) ni au terrorisme (explosion d’avions en plein ciel, pas cool du tout pour le tourisme !)
 
Rappelons-nous gentiment les propos du candidat Nicolas Sarkozy début 2007… :
 
Sur Poutine :
« Notre silence face aux 200 000 morts et aux 400 000 réfugiés des guerres de Tchétchénie n’est pas tenable."
 "Je veux dire également que ce n’est pas parce que la Chine et la Russie sont de très grandes puissances que l’on doit s’interdire de dénoncer les violations des droits de l’Homme qui y sont commises. De ce point de vue, sans vouloir m’ingérer dans les affaires intérieures de ce grand Etat, je dois dire que l’évolution de la Russie ces derniers temps est à mes yeux préoccupante. » février 2007
 
Sur le commerce avec les dictatures, relayé par André Glucksmann :
« Je ne crois pas à ce qu’on appelle la Realpolitik qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner un seul contrat. Je n’accepte pas ce qui se passe en Tchétchénie, parce que 250 000 tchétchènes morts ou persécutés ce n’est pas un détail de l’histoire du monde. Parce que le général de Gaulle a voulu la liberté pour tous les peuples et la liberté, ça vaut aussi pour eux… Le silence est complice et je ne veux être complice d’aucune dictature »
janvier 2007
 
Il n’a pas fallu très longtemps à Nicolas Sarkozy, réputé appliquer son programme, pour gommer cette partie importante dudit programme.
 
Devant tant de cynisme, je pensais que le french doctor allait ruer dans les brancards, claquer la porte… Que nenni, rien de tout cela !
Ce matin, il fut grandiose, lui qui maintenant endosse des responsabilités (cela me rappelle un autre Bernard … Tapie !) Il ne peut plus se comporter comme un jeune fou et défendre un idéal. Heureusement, Rama Yade est là… que tout cela est bien orchestré !
Il faut donc tendre la main à ceux qui, comme Khadafi, veulent revenir dans le droit chemin, les accueillir et leur redonner leur place sur la scène internationale… Et puis, de toute façon, tout le monde fait la même chose, alors pourquoi pas nous ?
 
Lamentable Monsieur Kouchner, vous avez perdu avec le pouvoir, l’âme qui vous animait… l’histoire jugera certainement mais combien auront disparu…victimes de cette lâcheté ?
 
L’idée du jour : A partir du moment où certains ne respectent plus les règles éthiques, chacun peut se permettre de ne plus les respecter, quel sens des valeurs !! Mais peu importe, nous avons hélas compris…seul compte que le plus fort gagne !!!!
 
démocrate junior : démocrate en formation drivé par les séniors. En général, dans les entreprises, on met le paquet sur les juniors, espoirs de développement et de progression !!!!

Valérie Chazeau pour Bordeaux avance
Par Bordeaux Avance - Publié dans : National
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Mercredi 19 septembre 2007 3 19 /09 /2007 15:01

Il l’avait promis, il le fait, il met en œuvre sa machine à précariser la société française, sans prendre de gants ni se cacher. C’est visiblement ce qu’aiment aujourd’hui les Français. Il faudra que ces mêmes Français se souviennent dans quelques années de ce qu’était la France avant le régime sarkozien.
 
Négocier, maître mot du discours à l’attention des syndicats, mais une négociation de 15 jours. En clair, je traduis, les syndicats et dirigeants des entreprises renégates ont 15 jours pour mettre aux pas les salariés des secteurs concernés par les régimes spéciaux, sinon le gouvernement passera en force. Une fois de plus, l’arbre qui cache la forêt, ces salariés représentent 5% des retraités, et l’on veut faire croire que c’est en les spoliant purement et simplement de leurs droits que l’on va résoudre l’épineux problème du financement des retraites. C’est non seulement une fois de plus vouloir diviser les Français, mais c’est un véritable saupoudrage. Oui, il faudra certainement allonger la durée du travail, oui il faudra certainement aligner autant que possible les régimes de retraite, mais pas dans l’urgence, pas en divisant, mais en négociant et en expliquant. Même dans le secteur privé on ne se permet pas des délais aussi courts lorsque l’on négocie des contrats.
 
Précarisation, voilà ce que propose Nicolas Sarkozy. Nous avons la chance extraordinaire de ne pas savoir ce qu’est financer une opération chirurgicale, de ne pas avoir à s’inquiéter du coût du vaccin des enfants. Bref, nous avons une seule préoccupation lorsque nous sommes malades, c’est guérir. Tous les pays nous envient notre protection sociale. Aux États-Unis, Hilary Clinton inaugure sa campagne présidentielle en proposant un financement de l’assurance maladie pour les 47 millions de personnes qui n’y ont pas accès. Et bien, en France, Nicolas Sarkozy fait croire aux Français, déjà sonnés par son hyperactivité, qu’ils n’ont pas d’autre choix que mettre la main à la poche. Quid de la prévention, si chère à notre députée Michèle Delaunay, quid de la maîtrise des dépenses de santé en responsabilisant les assurés… et tant d’autres mesures que les socialistes devraient hurler sur les bancs de l’Assemblée. Va-t-on laisser partir le trésor que représente l’assurance maladie sans se battre ?
 
Et, enfin, précarisation de l’emploi – le fameux contrat unique –, qui ne profitera que ponctuellement aux employeurs. Une bonne équipe, dans une entreprise, est une équipe qui n’a pas peur du lendemain et qui peut s’engager à corps perdu dans des projets, tout en ayant un minimum de sécurité d’emploi. Nous revenons doucement au temps de la mine, lorsque le mineur se présentait le matin, et, s’il n’y avait pas de travail, repartait chez lui. Mais à l’époque, même si le système était sans concession, le mineur avait un toit, et la solidarité existait. Aujourd’hui, le contre-pouvoir que représente le code du travail va disparaître. Je souhaite bon courage à tout les chefs d’entreprise pour inciter les salariés à rester au sein de l’entreprise, surtout quand elle en aura besoin, cela ne sera pas simple. Le contrat de travail « jetable » va conduire inéluctablement à l’insécurité de l’emploi et à une volatilité du marché du travail.
 
Je ne veux pas de cette société où l’on sème la discorde en montant les riches contre les pauvres (bouclier fiscal), où l’on fait culpabiliser l’autre (c’est à cause des régimes spéciaux que l’assurance vieillesse est déficitaire) et où, enfin, l’on précarise à l’extrême les individus pour mieux les amener à l’esclavage moderne.
 
Compatriotes de tout bord, amis socialistes, militants, élus, dirigeants de nos hautes instances, relevez la tête, allons au combat unis, il y a urgence !
 
Par Bordeaux Avance - Publié dans : National
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Lundi 10 septembre 2007 1 10 /09 /2007 19:11
L’équipe de Bordeaux Avance vous propose un compte rendu du discours de clôture de François HOLLANDE du dimanche 2 septembre 2007 lors de l’Université d’été du Parti Socialiste à La Rochelle.
« Diagnostic pour la Rénovation » 

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Les défis du parti pour les mois à venir :
 
  • Etre une opposition constructive,
  • Réussir le processus de rénovation de la Gauche,
  • Préparer les élections municipales.
 
Les socialistes doivent travailler ensemble et être lucides dans l’analyse de leur échec, avoir la volonté du changement à engager sur leurs idées et leurs méthodes et sur la stratégie à mener pour les prochaines échéances.
 
François HOLLANDE rend hommage à notre candidate, aux militants, aux élus qui n’ont pas manqué de courage ni d’enthousiasme pendant les 2 campagnes qui viennent de se succéder et reconnaît le score honorable au 1° tour de la Présidentielle ainsi qu’aux élections législatives (60 sièges supplémentaires), mais reste lucide car le parti a perdu, pour la 3° fois les élections présidentielles.
 
Nous avons perdu parce que nous avons souffert de défauts majeurs.
Nous n’avons pas su prendre en compte les besoins des citoyens, besoins dus à l’évolution de la société,
Nos divisions au sein du parti ont favorisé l’opacité.
C’est pourquoi, nous devons changer et  donner une meilleure lisibilité aux Français.
Il faut changer notre état d’esprit, il nous faut commencer par respecter le travail des militants, les décisions du parti, nous respecter Nous, tout en gardant le nom de Parti Socialiste.
 
Ce sont les socialistes qui ont fait les plus belles révolutions de la vie quotidienne, c’est pourquoi nous devons les porter au pouvoir.
 
Nous ne sommes pas entendus par les citoyens car nous ne disons rien de lisible, de clair, de net.
Il nous faut affirmer notre identité sans rien perdre de nos valeurs.
 
Depuis longtemps, nous avons admis l’économie de marché, reconnu la création de richesse par les entreprises et compris le défi de la compétition économique.
L’ouverture des marchés s’est faite sous des gouvernements de gauche : réduction de l’inflation, remise en ordre des finances publiques.
 
Il est nécessaire que nous prenions en compte la mondialisation pour miser sur l’innovation et la recherche, corriger les écarts de richesse et de statuts sociaux, faire respecter le droit du travail et les normes environnementales.
 
La droite a fait sa campagne sur l’individualisme, et a été élue, ce n’est pas pour autant que nous assistons à une droitisation de la société française, il faut revenir aux fondements du socialisme.
Les valeurs républicaines ne sont pas l’apanage de la droite.
La droite a également fait campagne sur le thème du « travailler plus » et a créé 300 000 emplois en 5 ans quand le gouvernement JOSPIN en avait créé 1,5 millions ; nous militons pour une société de plein emploi,
Nous constatons la faiblesse de nos arguments.
 
Il n’y a jamais eu autant de violences aux personnes que lorsque Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur, c’est lui qui a été élu Président, la gauche donne l’image d’un parti laxiste.
Nous devons donner aux citoyens des réponses efficaces et concrètes.
 
Après les élections municipales, nous aurons un congrès au cours duquel il faudra faire apparaître, en partant de nos convergences, de véritables choix sur des sujets thématiques mais aussi sur les sujets les plus difficiles.
Nous créerons une Charte dans laquelle sera inscrit tout ce qui nous unit et elle devra être respectée. Il sera nécessaire de changer nos statuts, les règles de vote interne.
 
La droite est unie comme elle ne l’a jamais été depuis 40 ans, elle est décomplexée vis-à-vis des patrons, de l’extrême droite, de Bush…
 
En 2007, la croissance sera inférieure à 2 %, le déficit commercial atteindra 30 milliards d’€ à la fin de l’année. Les Français doivent s’attendre à un plan de rigueur.
 
Au Parti Socialiste, nous choisissons de soutenir l’investissement des entreprises, de réduire les déficits publics, de préparer l’Avenir en aidant la recherche, la formation ….
 
Ensemble, et avec toutes les forces de gauche, nous devons préparer ce travail d’opposition et être prêts pour les élections municipales. 
D’ors et déjà, nous devons organiser une forme de contre pouvoir local.
 
Le Parti Socialiste doit être sans cesse en mouvement, le changement doit être assuré, profond, durable en s’ouvrant à la société.
 
Si on veut être clairs, cohérents, forts, soyons Unis.
 
Retrouvez l’intégralité du discours de François Hollande à la Rochelle :
 
 
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Samedi 8 septembre 2007 6 08 /09 /2007 15:17
Billet d’humeur balance2.jpg
 
 
Oyez, oyez, braves gens, la France bouge, change, court dans tous les sens à l’image de son président. Que de belles réformes en perspectives, il y en a tellement que nous ne savons plus où donner de la tête, une belle façon de faire oublier à chacun ses soucis quotidiens. De l’agitation pour engloutir le désarroi…..
Mais bon, une majorité de français a voté pour cela ce qui les rend comptables de la situation. En effet, nos amis de l’UMP n’hésitent pas à envoyer des courriers (signé d’un membre de leur direction bicéphale) dans lesquels il est rappelé aux électeurs de Nicolas Sarkozy que, ce faisant, ils devenaient comptables des promesses faites.
Enfin une prise de responsabilité ! Pour une fois, je suis d’accord avec ce point de vue.
 
Chaque électeur est comptable de son vote.
 
Ceci étant posé, je m’interroge sur l’approche singulière de notre président en matière de séparation des pouvoirs. Comme beaucoup l’ont remarqué, Nicolas, notre président déjà multirécidiviste, n’hésite pas à intervenir à la place des magistrats en donnant son avis sur telle ou telle affaire.
Il me semblait qu’un des fondements de notre République était l’indépendance de la justice et donc une séparation des pouvoirs entre l’exécutif (le président) et le judiciaire (les magistrats).
Ce principe intangible ne peut lui échapper, il est, ne l’oublions pas, juriste de formation puisqu’ avocat. On ne peut donc le considérer comme un néophyte…… Quoique ! C’est là que Nicolas nous surprend toujours (son coté enfantin certainement, relevé par la talentueuse Yasmina Réza….) : lorsqu’il s’agit de son épouse Cécilia, alors là, la séparation des pouvoirs est brandie haut et fort ! Comment ! Vilains députés socialistes, vous ne voulez quand même pas que l’épouse du chef de l’état se présente devant une commission ! Non mais des fois… !! Arrêtez ! Je vous demande de vous arrêter… ! (J’ai déjà entendu cela quelque part….).
Par contre et bien entendu, les membres du gouvernement sont tenus, eux, à respecter les règles. Rama Yade en a fait les frais hier et à juste titre. Son patron, François, lui a rappelé que les décisions de justice ne pouvaient être commentées par les membres du gouvernement.
Nicolas a encore inventé un nouveau concept : la séparation des pouvoirs à géométrie variable.
Par Bordeaux Avance - Publié dans : National
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